Les Français veulent la 5G, mais pas sans garde-fou



Le dossier de la 5G est devenu politique, avec un débat entre opposants demandant un moratoire et fervents défenseurs ne voulant pas manquer le train en marche. Mais que pensent les citoyens ?

Cela n’a échappé à personne. La 5G fait l’objet d’un débat en France. Un débat d’une intensité plus forte que dans le reste de l’Europe, comme le notait Stéphane Richard, le PDG d’Orange, qui invitait d’ailleurs à un peu plus d’objectivité. Il y a eu qui poussent pour la 5G afin de ne pas être en retard, comme le président Emmanuel Macron, les opérateurs Orange et Free, et ceux qui militent en faveur d’un moratoire comme de nombreux élus, l’association UFC-Que Choisir, le patron de Bouygues et certains riverains face à l’arrivée des antennes.


Le site Lemon.fr, un comparateur de box Internet et de forfaits mobile, a d’ailleurs commandé une enquête auprès de l’institut Ifop. Menée en ligne du 14 au 16 septembre, elle a été réalisée à partir des réponses d’un double échantillon de 1 020 Français et de 1 031 habitants des communes de 100 000 habitants et plus. Il apparaît que 63 % des Français souhaitent un soutien des pouvoirs publics pour déployer cette nouvelle 5G annonciatrice de meilleurs débits et nouveaux usages. 66 % y voient un progrès pour la société, 64 % un moyen de désengorger les réseaux et 59 % un levier pour la compétitivité et l’emploi.


Ils ne sont en revanche pas d’accord sur le fait que la 5G permettra une plus grande collecte de leurs données personnelles aussi bien par les organismes privés que publiques (72%), sur le fait que sa consommation énergétique est une menace pour l’environnement (65 %) et sur le fait qu’il y a des effets négatifs avérés sur la santé humaine (51%). À propos des antennes-relais, dont nous nous faisons régulièrement écho, l’étude Ifop révèle une évolution de la perception des risques liés à ces installations. 18 % des Français pensaient ces dernières sûres en 2011. Ils sont aujourd’hui 56 %. Une majorité, donc, mais de peu. Il faudra donc de la pédagogie et des garde-fous pour répondre aux interrogations et inquiétudes qui subsistent.

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